L'ostéoporose : une menace silencieuse qui nous concerne tous
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Ostéoporose : prévenir les fractures à La Rochelle et Niort
L’ostéoporose diminue progressivement la résistance des os et augmente le risque de fracture. Souvent silencieuse avant le premier accident, elle peut être repérée grâce aux facteurs de risque, à l’histoire médicale et, lorsque cela est indiqué, à une ostéodensitométrie.
Écrit par Pierre — article actualisé en juillet 2026
Comprendre le dépistage
Une maladie longtemps silencieuse
L’ostéoporose est une maladie diffuse du squelette. Elle altère la résistance des os et les rend plus susceptibles de se fracturer après une chute légère ou un traumatisme qui n’aurait normalement pas dû provoquer de fracture.
Elle concerne principalement les femmes après la ménopause, mais les hommes peuvent également être touchés, notamment avec l’avancée en âge, certaines maladies ou certains traitements.
L’ostéoporose ne provoque souvent aucun symptôme avant une fracture.
Ce résultat d’ostéodensitométrie correspond à une densité osseuse située dans la zone de l’ostéoporose.
L’équilibre, la force musculaire et un logement sécurisé réduisent le risque de fracture.
Que se passe-t-il dans un os atteint d’ostéoporose ?
L’os est un tissu vivant qui se renouvelle continuellement. Avec l’âge, sa destruction peut devenir plus rapide que sa reconstruction. La densité minérale diminue et l’organisation interne de l’os se fragilise.
L’ostéoporose ne doit pas être confondue avec l’arthrose. L’ostéoporose touche principalement la résistance des os, tandis que l’arthrose concerne les articulations et leurs cartilages.
Moins de matière minérale
La quantité de tissu osseux diminue progressivement, ce qui réduit la résistance mécanique de l’os.
Microarchitecture fragilisée
Les travées qui forment l’architecture interne de l’os deviennent plus fines et plus espacées.
Risque de fracture accru
Une chute de faible hauteur ou un effort inhabituel peut provoquer une fracture dite de fragilité.
Quelles fractures sont les plus fréquentes ?
- Vertèbres : un tassement vertébral peut entraîner des douleurs dorsales, une perte de taille ou une modification de la posture.
- Poignet et avant-bras : ces fractures surviennent fréquemment lorsqu’une personne tend la main pour amortir une chute.
- Extrémité supérieure du fémur : souvent appelée fracture du col du fémur, elle nécessite généralement une hospitalisation et peut entraîner une perte d’autonomie.
- Épaule, bassin ou côtes : ces localisations sont moins fréquentes mais peuvent également révéler une fragilité osseuse.
Quels signes peuvent faire suspecter une fragilité osseuse ?
L’ostéoporose ne provoque généralement pas de douleur tant qu’aucune fracture ne survient. Certains événements doivent néanmoins conduire à en parler à un médecin.
Fracture après une chute légère
Une fracture après une chute de sa hauteur peut être considérée comme une fracture de fragilité.
Perte de taille
Une diminution de plusieurs centimètres peut être liée à des tassements vertébraux.
Dos qui se voûte
Une modification progressive de la posture peut accompagner des fractures vertébrales anciennes.
Douleur dorsale brutale
Une douleur nouvelle après un effort ou un mouvement banal peut justifier une évaluation médicale.
Quels sont les principaux facteurs de risque ?
- Âge et ménopause : la diminution hormonale après la ménopause accélère la perte osseuse.
- Antécédent de fracture : une première fracture de fragilité augmente le risque d’en subir une autre.
- Antécédents familiaux : notamment une fracture du col du fémur chez un parent proche.
- Faible poids : un indice de masse corporelle inférieur à 19 constitue un facteur de risque reconnu.
- Corticothérapie prolongée : les corticoïdes pris pendant plusieurs mois peuvent accélérer la perte osseuse.
- Certaines maladies : troubles hormonaux, maladies inflammatoires, digestives, rénales ou hypogonadisme.
- Tabac et consommation excessive d’alcool : ils fragilisent la santé osseuse et augmentent parfois le risque de chute.
- Immobilisation prolongée : l’absence de sollicitation mécanique accélère la perte musculaire et osseuse.
Comment préserver la solidité de ses os ?
Conserver un apport suffisant en calcium
Les produits laitiers, certaines eaux minérales, les sardines avec leurs arêtes et plusieurs légumes contribuent aux apports quotidiens.
Corriger une carence en vitamine D
Une supplémentation peut être prescrite lorsque les apports ou l’exposition habituelle ne suffisent pas.
Pratiquer des exercices en charge
La marche soutenue, les escaliers, la danse et certains exercices de renforcement sollicitent directement le squelette.
Renforcer les muscles
Une meilleure force des jambes facilite les transferts et contribue à limiter les chutes.
Travailler l’équilibre
Des exercices adaptés, le tai-chi ou un programme encadré par un kinésithérapeute peuvent améliorer la stabilité.
Maintenir un poids adapté
Une maigreur importante réduit les réserves musculaires et constitue un facteur de fragilité osseuse.
Arrêter de fumer
Le sevrage tabagique protège les os mais aussi le cœur, les poumons et la circulation sanguine.
Limiter les excès d’alcool
Une consommation excessive favorise la fragilité osseuse et augmente le risque de chute.
Qui doit bénéficier d’une ostéodensitométrie ?
L’ostéodensitométrie n’est pas un dépistage automatique proposé à toute personne à partir d’un âge donné. Elle est prescrite lorsque le résultat est susceptible de modifier la prise en charge.
- Après une fracture de fragilité : notamment une fracture vertébrale ou périphérique survenue sans traumatisme important.
- En cas de corticothérapie prolongée : notamment lorsqu’un traitement systémique est prévu pendant plusieurs mois.
- En présence d’une maladie favorisant l’ostéoporose : hyperthyroïdie non traitée, hyperparathyroïdie, hypogonadisme ou autre affection à risque.
- Chez certaines femmes ménopausées : faible poids, ménopause précoce, antécédents familiaux ou corticothérapie.
- Pour réévaluer certaines situations : notamment à l’arrêt d’un traitement ou lorsque de nouveaux facteurs de risque apparaissent.
Comment se déroule l’ostéodensitométrie ?
L’ostéodensitométrie mesure la densité minérale osseuse, généralement au niveau du rachis lombaire et de l’extrémité supérieure du fémur. L’examen est rapide, indolore et utilise une faible quantité de rayons X.
| Résultat | Interprétation habituelle |
|---|---|
| T-score supérieur à −1 | Densité minérale osseuse considérée comme normale |
| T-score entre −1 et −2,5 | Ostéopénie, avec une densité osseuse diminuée |
| T-score inférieur ou égal à −2,5 | Résultat situé dans la zone de l’ostéoporose |
| T-score ≤ −2,5 avec fracture | Situation pouvant correspondre à une ostéoporose sévère |
Le résultat ne suffit pas à lui seul
Le médecin tient également compte de l’âge, des antécédents de fracture, des chutes, des traitements, des maladies associées et parfois d’un calcul du risque fracturaire à dix ans.
Comment l’ostéoporose est-elle prise en charge ?
Le traitement vise principalement à prévenir une première fracture ou à éviter qu’une nouvelle fracture ne survienne. Il est adapté au niveau de risque de chaque patient.
- Mesures alimentaires : correction d’un apport insuffisant en calcium et d’une éventuelle carence en vitamine D.
- Activité physique adaptée : exercices en charge, renforcement musculaire et prévention des chutes.
- Aménagement du domicile : suppression des obstacles, amélioration de l’éclairage et installation d’appuis lorsque cela est nécessaire.
- Traitement médicamenteux : il peut être proposé lorsque le risque fracturaire est suffisamment élevé.
- Suivi médical : l’efficacité, la tolérance et la bonne prise du traitement doivent être régulièrement réévaluées.
Comment prévenir les chutes à domicile ?
- Dégager les passages : retirer les câbles, objets et petits meubles placés dans les zones de circulation.
- Fixer ou retirer les tapis : leurs bords peuvent facilement faire trébucher.
- Améliorer l’éclairage : notamment dans les couloirs, les escaliers et sur le trajet vers les toilettes.
- Sécuriser la salle de bain : barres d’appui, siège de douche et revêtements antidérapants peuvent faciliter les transferts.
- Porter des chaussures adaptées : elles doivent maintenir le pied et disposer d’une semelle stable.
- Faire contrôler la vue et les médicaments : certains troubles visuels ou traitements favorisent les pertes d’équilibre.
Où demander conseil à La Rochelle et à Niort ?
Le médecin traitant constitue le premier interlocuteur. Il peut évaluer les facteurs de risque, prescrire une ostéodensitométrie lorsqu’elle est indiquée et orienter vers un spécialiste ou un centre d’imagerie.
Parcours de soins en Charente-Maritime
Selon la situation, la prise en charge peut associer le médecin traitant, un radiologue, un rhumatologue, un gériatre, un kinésithérapeute ou une équipe hospitalière.
- Évaluation des facteurs de risque
- Prescription d’une ostéodensitométrie si nécessaire
- Prise en charge après une fracture
- Prévention des chutes
- Rééducation et maintien de l’autonomie
Parcours de soins dans les Deux-Sèvres
À Niort, le médecin traitant peut également coordonner le bilan, l’imagerie, la prise en charge gériatrique ou l’orientation vers une consultation spécialisée.
- Bilan médical et biologique
- Ostéodensitométrie selon les indications
- Évaluation du risque de chute
- Suivi après une fracture de fragilité
- Conseils d’activité physique adaptée
Prévenir une première fracture ou éviter la suivante
Une fracture de fragilité ne doit pas être considérée comme une simple conséquence de l’âge. Un bilan médical permet de rechercher une ostéoporose et d’organiser une prévention adaptée.
En savoir plus sur l’ostéoporose
- Assurance Maladie — prévention, diagnostic et traitement de l’ostéoporose.
- Haute Autorité de santé — prévention des fractures et bon usage des médicaments de l’ostéoporose.
- Assurance Maladie — indications et prise en charge de l’ostéodensitométrie.
- Assurance Maladie — prévention des fractures de l’extrémité supérieure du fémur.